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[i565] DE LA VILLE
nostre tres cher et amé cousin le mareschal de Montmorency, Gouverneur et nostre Lieutenant ge-, néral en nostre ville de-Paris et en l'Isle de France, nous a envoyé de l'eslection faicte dè deux nou4 veaulx Eschevins de lad. Ville qui doibvent-succer der au lieu de ceulx qui ont faict leur temps. Et après avoir bien, consideré les voix dud. scrutine et les personnes y dénommées, nous avons, pour certaines considerations a ce nous mouvans, choisy pour lesd, deux nouveaulx Eschevins maistre Philippes Le Lievre, Conseiller de Ville, qui a trente voix, et Pierre Delacourt, encores qu'il n'en aict que quatre; et suyvant ce choix ainsi par nous faict, escripvons à nostred, cousin qu'il ayt à prandre d'eulx le serment en tel cas acoustumé, lequel par eulx presté, vous ne ferez faulte ny aucune difficulté de les installer en leursd, charges, ce que nous entendons estre, sans tirer la chose à consequence ny aucunement prejudicier aux previl-leiges de l'eslection de nostred. Ville pour une autre foys. Donné à Jarnac, le xxie jour de Aoust mil v'ixv'1'."
Signé : CHARLES. Et au dessoubz : Bourdin.
Pareilles lectres ont esté envoyées à. mond. sr le Gouverneur. Et quant aud. scrutine de l'eslection faicte de deux Eschevins nouveaulx ou lieu de ceulx qui avoient faict leur temps, le xvi6 jour de ce present moys d'Aoust, en la maniere acoustumée, envoyé aud. Sr, n'a esté rapporté aud. sr
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DE PARIS
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mareschal, ains a esté retenu à la Court, comme il a dit.
Et incontinant lesd, lectres receues, Mess" les Prevost des Marchans [et Eschevins ont envoyé] querir les quatre scrutateurs, assavoir, mons* le Lieutenant criminel me Thomas de Bragelongne, monsr de Chamboursy, monsr Balehan '2), greffier des Requestes, et le sire Guillaume Parfaict, pour eulx trouver led. jour, heure de mydi, cn l'Hostel de lad. Ville pour aller vers mond. sr le Gouverneur mener les deux Eschevins choisyz par le Roy» Et sont partis de l'Ostel de lad. Ville à l'heure de une heure de relevée, ou environ, les sergens devant eulx, véstuz de leurs robbesmy parties, Mess" et le Greffier vestuz de leurs robbes de livrée, acompaignez desd, scrutateurs ou partie d'iceulx. Et ont trouvé led. sr Gouverneur au Louvre, qui leur a monstré les lectres à luy envoyées par le Roy pour recevoir au serment lesd, nouveaulx Eschevins. Et après lecture faicte desd, lectres, a esté baillé aud. sr le livres des ordonnances où est le serment, et mys le juratoire sur la table.
Me Philippes Le Lievre et sire Pierre Delacourt
RECEUZ AU SERMENT DE ESCHEVINS.
Ce faict, mond. sr le Gouverneur a appellé lesd., deux esleuz, assavoir, monsr me Philippes Le Lievre el lé sire Pierre Delacourt, leur a fait mectre la main sur le tableau ou juratoire, et leur a faict faire le serment en tel cas acoustumé.
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DCCXVII. — Cherté de rledz à Paris.
Août i565. (H 1784, fol. 322 v°.)
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En ce moys d'Aoust, environ le xii", s'est trouvé si grande pénurie et neccessité de bledz '3) es portz et marchez de Paris que le bled a vall'u jusques à unze livres tournois le septier. Par quoy Mess" les Prevost des Marchans et Eschevins de lad. Ville,
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pour eviter à famine, ont despesche plusieurs sergens et autres personnes de lad. Ville pour'envoyer l'ung à la Beausse, à Pluviers en Gaslinoys, à la Brye en Champaigne et en plusieurs autres lieux faire publier certain arrest de la Court et ordonnance de lad.
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W Ces lettres ont éié publiées par M. Paul Robiquet, Histoire municipale de Paris, p. 529.
<2> François Balehan, greffier des Requêtes du Palais, seigneur de Tigicourt.
(3) Voici en quels termes le commissaire de la Mare parle de la disette de l'année 1565 : uil y avait longlemps que la disette des grains n'avoit été aussi grande en France qu'elle le fut en 1565, lés grandes pluies et inondations de l'hiver, les fortes gelées et neiges extraordinaires, qui troublèrent la saison du printemps, noyèrent ou arrestèrent en terre la plus grande partie des semences, et le peu qui vint à maturité fut beaucoup gasté par les bruines et par les nielles qui précédèrent la moisson.-- (Cf. de la Mare, Traité de la Police, t. 11, p. 1006.) Dès le mois de j uin, l'autorité royale, prévoyant qu'en raison des -gtands froids, neges, bruynes et geléesn, on aurait peu de bons blés à la prochaine récolte, prit les mesures nécessaires pour sauvegarder les approvisionnements et, par lettres du 8 juin 1.565, insérées au volume 7 des Bannières du Châtelet (Archives nationales, Y 12, fol. 5), défendit absolument le transport des grains hors du royaume. (De la Mare, Traité de la Police, t. H, p. 909.)
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65.
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